Genève

Pourquoi sommes-nous si fatigués, même quand on dort ?

Sommeil, stress, écrans, chaleur, charge mentale : comprendre ce qui épuise vraiment, et retrouver quelques leviers simples pour récupérer.

Les Pépites de Genève

Aug 12, 2026

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Il y a les matins où l’on se lève après une mauvaise nuit. Et puis il y a cette autre fatigue, plus diffuse : celle qui s’installe alors même qu’on a dormi, pris quelques jours de congé ou simplement essayé de ralentir.

On l’attribue volontiers à la chaleur, à la rentrée qui approche, aux écrans, au travail, aux enfants, au stress ou à un agenda trop rempli.

 

Souvent, ce n’est pas l’un ou l’autre. C’est l’accumulation.

 

Dormir ne suffit pas toujours

Le sommeil reste évidemment central. Une insomnie ne se résume pas à « mal dormir » : elle peut aussi entraîner fatigue, difficultés de concentration, troubles de la mémoire ou irritabilité dans la journée.

Comprendre l’insomnie — HUG

 

Mais passer davantage de temps au lit n’est pas toujours la solution.

Le sommeil fonctionne selon un rythme régulier et plusieurs cycles successifs. Décaler continuellement son heure de coucher, dormir très tard le week-end ou multiplier les siestes longues peut perturber ce rythme plutôt que le restaurer.

Le cycle veille-sommeil — HUG

 

Parmi les réflexes les plus utiles : garder des horaires relativement réguliers, dormir dans une pièce calme et sombre, et limiter les écrans juste avant le coucher.

Conseils pour améliorer son sommeil — HUG

 

Quand le cerveau ne s’arrête jamais

 

La fatigue n’est pas seulement physique.

Un agenda trop plein, des sollicitations permanentes, les notifications, le passage constant d’une tâche à l’autre ou un stress professionnel prolongé peuvent laisser très peu de vrais moments de récupération.

L’État de Genève rappelle que la santé mentale dépend aussi des conditions de vie et du stress au travail.

Santé mentale et souffrance psychique — État de Genève

 

Dans ce contexte, « se reposer » tout en répondant à des messages, en consultant ses mails ou en organisant la semaine suivante n’est pas vraiment du repos.

Parfois, récupérer commence simplement par supprimer quelque chose.

 

Bouger peut redonner de l’énergie

 

Quand on se sent fatigué, le réflexe naturel est souvent de rester immobile. Pourtant, en cas de fatigue légère ou modérée, une activité plaisante ou un mouvement doux peut aider à retrouver un peu d’énergie.

Les HUG citent notamment la balade ou une activité physique légère à modérée parmi les moyens de se dynamiser.

L’énergie vient en faisant — HUG

 

Une marche de quinze minutes, quelques mouvements dehors ou un trajet effectué à pied peuvent suffire.

Le plus utile reste souvent une activité assez simple pour pouvoir être répétée.

 

Les écrans grignotent aussi la récupération

 

Le problème n’est pas seulement le nombre d’heures passées devant un écran.

C’est aussi leur place dans les moments qui devraient permettre au cerveau de ralentir : téléphone au lit, notifications tardives, série jusqu’à l’endormissement, premier regard sur les messages avant même de se lever.

 

Pour favoriser le sommeil, les HUG recommandent notamment de limiter les écrans avant le coucher et de privilégier une activité relaxante pendant l’heure qui précède la nuit.

Les bons réflexes pour mieux dormir — HUG

 

Un réflexe très simple : charger son téléphone hors de la chambre, ou au moins couper les notifications jusqu’au matin.

 

Et si le problème était aussi l’agenda ?

Le bien-être est parfois présenté comme une addition : faire du yoga, méditer, réserver un massage, marcher davantage, mieux manger, dormir huit heures.

Mais lorsque la fatigue vient d’un trop-plein, ajouter encore des obligations peut devenir paradoxal.

Pour une fatigue importante, les HUG conseillent au contraire d’alléger les tâches non urgentes, de demander de l’aide et d’éviter de remplir les journées suivantes.

Se ressourcer en cas de fatigue importante — HUG

 

Cela paraît moins spectaculaire qu’un week-end spa.

Mais une soirée laissée vide, un rendez-vous annulé ou une heure sans téléphone sont parfois de vrais outils de récupération.

 

 

Ce qui aide vraiment

Il n’existe pas une recette universelle, mais quelques leviers reviennent souvent :

  • protéger son sommeil ;

  • garder des horaires assez réguliers ;

  • réduire les écrans avant le coucher ;

  • bouger doucement et régulièrement ;

  • s’exposer à la lumière du jour ;

  • boire et manger suffisamment ;

  • alterner activité et repos ;

  • préserver des activités agréables et du lien social ;

  • alléger temporairement son agenda lorsque la fatigue devient trop importante.

Respiration, relaxation, méditation ou massage peuvent aussi aider à diminuer la tension et favoriser une sensation de récupération.

Stress : mieux le comprendre et le gérer — HUG

 

 

Quand faut-il arrêter de banaliser la fatigue ?

Une fatigue ponctuelle après une mauvaise nuit, une semaine chargée ou une période de chaleur est fréquente.

En revanche, lorsqu’elle persiste, devient importante, ne s’améliore pas avec le repos ou s’accompagne d’autres symptômes, mieux vaut en parler à un médecin.

Des troubles comme l’insomnie chronique ou les apnées du sommeil peuvent nécessiter une évaluation spécifique.

 

À Genève, le Centre de médecine du sommeil des HUG propose des consultations et explorations spécialisées.

Centre de médecine du sommeil — HUG

Adresse : chemin du Petit-Bel-Air 2, 1224 Thônex
Téléphone : 022 372 99 52

Centre de médecine du sommeil — HUG
Google Maps

 

La fatigue mérite parfois du repos.

Et parfois, elle mérite surtout qu’on cherche pourquoi elle est là.

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