Le changement d’heure dérègle-t-il vraiment notre corps ? |
Dimanche 25 octobre, Genève recule ses horloges d’une heure. Notre corps, lui, ne change pas de rythme sur commande. |
Les Pépites de Genève
Oct 18, 2026

Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, à 3 heures du matin, il sera de nouveau 2 heures. Une heure gagnée sur le papier. Mais notre organisme ne possède pas de bouton pour remettre instantanément ses pendules à l’heure.
Alors, faut-il s’attendre à une semaine de fatigue ? Pas nécessairement. Une heure de décalage, vraiment ressentie ?Notre horloge biologique suit un rythme proche de 24 heures, influencé notamment par l’alternance entre lumière et obscurité. Elle participe à régler l’endormissement, l’éveil et nos moments de vigilance.
Le changement d’heure crée un petit décalage entre cette horloge intérieure et nos horaires habituels. Certains ne remarquent presque rien. D’autres ont sommeil un peu plus tôt le soir ou se réveillent avant l’heure pendant quelques jours. Le passage d’octobre est généralement plus facile à vivre que celui du printemps, quand on avance les horloges et que l’on perd une heure sur la nuit du changement. Le vrai changement se joue aussi dans la lumièreDimanche, le soleil se lèvera et se couchera environ une heure plus tôt selon l’heure affichée. Nous retrouverons de la lumière plus tôt le matin, mais la soirée semblera arriver plus vite.
La lumière du jour est l’un des grands repères de notre horloge interne. Le changement d’heure ne réduit pas la durée du jour, mais il modifie la façon dont nous rencontrons la lumière dans notre emploi du temps. Et les journées, elles, continuent naturellement de raccourcir en automne. Quatre réflexes, sans se compliquer la vie
1. Garder des horaires assez réguliers. Inutile de bouleverser tout son week-end. Une certaine régularité au lever et au coucher aide à retrouver ses repères.
2. Chercher la lumière du matin. Ouvrir les volets, marcher un peu ou prendre son café dehors si l’envie et la météo s’y prêtent.
3. Ne pas vouloir dormir une heure de plus à tout prix. Le sommeil ne se commande pas : cette heure « gagnée » n’est pas une obligation.
4. Ralentir un peu en soirée. Une fin de journée tranquille, moins d’écrans juste avant le coucher si possible, et aucun programme compliqué.
Et si l’on se sent fatigué ?Il faut distinguer ce décalage ponctuel de l’automne lui-même : les jours raccourcissent indépendamment de nos montres. Tout attribuer à cette seule heure serait exagéré.
Le bon réflexe : laisser quelques jours à ses habitudes pour se recaler et profiter de la lumière naturelle quand elle est là.
À retenir : dimanche 25 octobre 2026, à 3 h, il sera 2 h. Les appareils connectés s’adaptent souvent automatiquement ; pensez aux autres horloges.
Pour aller plus loinCHUV : comprendre l’horloge interne CHUV : les habitudes favorables au sommeil |
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